
Mes balades sont toujours aussi agréables, mais on constate forcément
que les jours raccourcissent... au fur et à mesure que le temps devient pourri :)
L'autre jour les chevaux se sont échappés du pré par un trou dans la haie (eh ouais feuilles qui tombent n'amassent pas mousse!), on les a retrouvé quelques heures plus tard après un gros coup de
flippe, du coup ils sont retournés dans leur ancien pré et en attendant se goinfrent de chataignes... Ils étaient super raides à force d'avoir gambadé partout mais heureusement sont tous intacts,
les couillons!!
Côté rando, je commence à faire des bons galops avec Lancelot, là où le terrain le permet, et c'est franchement excellent!
Quant à Tengri sa dermite empire, il a quasiment plus de crinière!! Donc là j'essaye l'huile d'amande douce mélangée avec HE lavande, tea tree, palmarosa et bois de rose... affaire à suivre,
donc. Après plusieurs jours d'utilisation, ça a l'air beaucoup mieux... La peau a l'air plus saine et le nombre d'insectes a du diminuer. Je continue à l'huile végétale simplement.
Nous avons pas mal avancé dans le pré, les clotures sont maintenant electrifiées pour moitié. L'autre jour, nous sommes parties avec Joséphine et Lucy faire une ballade à cheval et une course dans
le pré. J'avais pris Lancelot. La course était excellente. Quant à la ballade à cheval, elle s'est super bien passée sauf que finie en course effreneé pour rentrer à la maison, mais cette
fois ci, sans aucun contrôle des chevaux... Raides embarquées sur 2 km, on a eu la peur de notre vie!! Les chevaux ont fini trempés mais on a fait tout le chemin à sens inverse pour ne pas leur
laisser l'impression de victoire totale:)
Sur le forum, quelques explications de Aude :
"L'arrêt d'urgence du moment qu'il est appris et que le cheval connait, aux trois allures et qu'il aboutit toujours à un arrêt calme, avec un cheval qui cède, n'a pas de conséquences dangereuses...
De toute façon si vous êtes embarqués c'est que vous avez réagit trop tard ! Une fois que le cheval est en pleine vitesse c'est trop tard de toute façon, faut essayer d'affiner ses sensations pour
pouvoir réagir au bon moment c'est à dire dès que le cheval commence à monter en émotion ou qu'il amorce la fuite en avant ou encore qu'il commence à s'appuyer sur le licol.
D'ailleurs à propos de ce dernier point, on ne se rend jamais assez compte cb le cheval s'appuie sur le licol, des fois c'est très léger, des fois ce n'est qu'une simple résistance d'une seconde à
une demande, mais c'est déjà beaucoup trop, s'il s'appuie, même un peu, même pas lgtps vous courrez droit dans le mur... Mais on y fait la plupart du temps pas attention, alors essayer d'enlever
toutes ces petites résistances et surtout surveillez les, elles s'intallent très vite...
Après il y a tout un travail de fond, sur votre relation, sur la confiance, et surtout ne pas avoir peur de préparer puis de provoquer plus ou moins intentionnellement certaines situations
(dépassement, éloignement, indépendance, autre cheval émotif, etc) pour être prêt à réagir et que finalement elle ne soit plus un pb."
Voici donc l'enseignement de l'arrêt d'urgence, chose qu'il va falloir que je travaille :
déjà le cheval doit être léger à la rêne, à la longe, donc céder et suivre la longe -ou la rêne) juste en mettant 2 grammes pour le "tirer", ce dans n'importe quel sens (en bas, à gauche, à droite)
et à n'importe quelle amplitude (tourner le nez d'1 cm si je ferme les doigts sur la rêne ou mettre le nez à l'épaule si je le demande)
le cheval doit aussi y trouver son confort, ne pas chercher à se redresser en tirant de son côté
pour le travail de l'arrière le cheval doit céder en chassant les hanches sur une pression (jambe isolée) donc à pied, on appuie là où on met la jambe si on est monté. Sur une pression légère le
cheval doit chasser les hanches, se pousser en croisant les postérieurs, mettant le postérieur interne devant l'autre.
j'entends par "postérieur interne" le post qui est "poussé"
ensuite on combine les 2 actions en prenant la tête nez-à-l'épaule + jambe isolée.
la position du cavalier, chez Parelli est précise et primordiale :
on se tient droit / vertical
on place la main d'arrêt d'urgence sur son sternum (petit doigt contre son buste)
jambe reculée
épaule correspondant à la jambe reculée aussi
on regarde la hanche qui doit se pousser
bref on tourne notre corps de la manière dont le cheval doit tourner le sien
on travaille à l'arrêt, au pas, puis trot, puis galop
on formate le cheval qui à la fin s'arrête sur un lever de la main et un frolement de la jambe, en croisant les postérieurs
on s'exerce des 2 côtés
on récompense fortement et clairement un tel effort
on travaille aussi les autres sortes d'arrêt :
classique sur 2 rênes,
à la voix,
1 rêne puis l'autre, alternées...
Durant la dernière semaine d'octobre, Josephine est partie en vacances mais les juments ont pris la facheuse manie de sortir de leur pré et de tout peter... Semaine éprouvante car que de nuits
écourtées et de soirées passées à réparer ces portes, trous et autres tentatives d'escapades, à rattrapper les chevaux, les remettre à leur place, rassurer les proprios et nourir les bêtes dans
cette tourmente!
Dès son retour, Josephine reprend les choses en main et bosse d'arrache pied à renforcer les contours des prés.